Gérer ses émotions pour vivre sans stress ni conflits

gerer-ses-emotions-pour-vivre-sans-stress-ni-conflitsExtraits du livre du Dr Tal SCHALLER – Johanne RAZANAMAHAY
• Les grands principes de la gestion émotionnelle :

Il est capital, avec toute émotion, de suivre les étapes suivantes :

Identifier l’émotion que l’on ressent avant que notre juge intérieur ne l’expédie dans l’inconscient

Ressentir les effets de cette émotion sur notre corps en observant nos sensations, les modifications de notre respiration et les changements de nos perceptions de nos organes et structures moléculaires.

Extérioriser l’émotion par des gestes spontanés, des étirements, des bâillements, des cris des pleurs ou des rires. Défoulement impérativement à pratiquer seul.

– Ensuite seulement, nous pouvons examiner la croyance qui est à l’origine de cette émotion afin de la changer contre une croyance meilleure.Nous ne pouvons pas supprimer nos émotions et les transcender par une discipline purement intellectuelle,nous devons les laisser partir à travers le corps physique.

 

Maladies et émotions :
La maladie n’est jamais un ennemi, elle est toujours un professeur qui nous instruit et nous montre le chemin de la santé et de la conscience.

La gestion des émotions :
Plus vous consacrerez de temps à des exercices de défoulement émotionnel, plus votre corps physique deviendra capable d’éliminer rapidement toutes les tensions.
Quand on apprend une langue étrangère ou à jouer d’un instrument de musique, les débuts prennent du temps. Puis vient le jour où, à force de pratique, tout devient facile. Il en va de même avec le travail émotionnel.

Il s’agit d’entraîner le corps à mobiliser tous les muscles avec intensité, mais sans forcer, pour éliminer en quelques secondes les émotions présentes. N’attendez pas d’être sous stress pour extérioriser vos émotions, faites des exercices préventivement !

Vous découvrirez que votre capacité à rester calme et serein en toutes circonstances augmente sans cesse et que vous ne vous laissez plus emporter par des émotions dévastatrices.

 

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Lorsque vous êtes en présence d’autres personnes, vous ne pouvez pas faire d’exercices de libération émotionnelle mais vous pouvez toujours contracter vos muscles de façon isométrique, c’est-à-dire sans changer leur longueur, afin de les mettre sous tension comme si vous faisiez des mouvements, tout en expirant profondément. Vous ressentirez une détente physique et émotionnelle immédiate.

Toutes les émotions négatives nous font bloquer la respiration en position inspiratoire. Nous nous gonflons et restons ainsi prisonniers de l’émotion. Lorsqu’elle cesse, nous poussons souvent un grand soupir qui témoigne d’une expiration à nouveau profonde.

Il est très intéressant d’observer sa respiration en fonction de son état psychique et de pratiquer quelques expirations profondes dès que l’on remarque une tension émotionnelle. Remarquez que crier, chanter,pleurer, rire ou même parler sont les activités expiratoires par lesquelles nous éliminons naturellement une grande partie de nos émotions. Tout ce qui nous fait expirer constitue donc un moyen anti-stress.

Vous pouvez, lorsque vous sentez une émotion vous saisir et qu’il n’est pas possible de la laisser exploser parce que vous être en société, expirer profondément en comptant mentalement « deux ». La plupart du temps vous découvrirez qu’avant d’arriver à dix vous aurez retrouvé votre calme et votre capacité de voir la situation avec un regard différent.

Peu à peu, en développant vos qualités de bon gestionnaire de vos émotions, vous serez capable, au lieu de vous sentir attaqué, blessé ou vexé par une insulte, de capter la détresse de l’autre et sa demande inconsciente d’aide.Vous ne répondrez pas à son attaque par riposte violente mais par une attitude de compréhension et d’amour.

C’est cela « tendre l’autre joue », et pas tendre la même joue pour recevoir encore une claque ! Au lieu d’expliquer que si quelqu’un vient nous frapper, c’est qu’une partie de nous l’a attiré et qu’au lieu de faire la guerre avec lui nous devons reconnaître notre responsabilité dans ce qui nous arrive, remercier l’autre de nous montrer une sous-personnalité violente qui existe en nous (puisque nous ne pouvons attirer à l’extérieur que ce qui est utile à la compréhension de nos personnages intérieurs ! et changer d’attitude).

Pour enseigner comment apprendre à manifester ses émotions positives, nous avons crée l’exercice du« gazouillis », qui fait le pendant à l’exercice du « tigre » et du « charabia » dans lesquels il s’agit de laisser sortir ses colères et ses frustrations.

Pour le « gazouillis », on va, seul ou face à un partenaire, exprimer de la joie, de l’amour, de la tendresse avec des gestes et des sons, mais sans utiliser les mots.On s’aperçoit, en pratiquant cet exercice, que le conformisme social nous avait autant immobilisé dans l’expression des émotions positives que dans celle des émotions négatives !

En fait tous les exercices émotionnels ont pour but de nous permettre de retrouver, peu à peu, l’innocence et la spontanéité de notre petite enfance, cette époque étonnante où nous n’avions pas encore appris à obéir aux autres et étions sans cesse capable de faire les sons et les gestes qui assuraient à notre corps le bien-être maximum.

Si nous abordons une conversation avec l’idée préconçue que l’autre devrait faire l’effort de nous comprendre,nous risquons de souffrir ! Si nous nous approchons d’autrui avec le désir sincère d’essayer de le comprendre,en mettant de côté nos jugements de valeur personnels, nous allons créer un échange passionnant :comprendre plutôt que vouloir être compris ouvre un espace de communication fructueux.En écoutant l’autre et en lui posant des questions, sans juger ni critiquer ce qu’il exprime, nous allons pouvoir nous enrichir d’un autre point de vue, voir le monde à travers d’autre yeux, comprendre comment vibre,souffre et se réjouit un autre être humain.

Écouter, chercher à comprendre, dire « je suis vraiment intéressé par ton point de vue, aide-moi à percevoir ce qui compte pour toi ! » nous met dans une attitude qui nous libère de la frustration.

Tant de gens passent leur temps à chercher des oreilles attentives pour y déverser leurs misères mais sans prendre un instant pour écouter l’autre !Entraînez-vous à rester dans l’attention pour vraiment comprendre l’autre.

Vous verrez, c’est un jeu passionnant : En général, ce qui nous empêche de pratiquer une écoute de qualité, ce sont les émotions que les propos de l’autre déclenchent en nous.

En expirant profondément et lentement, il est possible de rester centré la plupart du temps.Si vous sentez soudain que vous allez perdre pied et réagir, trouvez un prétexte pour vous isoler quelques instants et aller faire un exercice de défoulement émotionnel.Il n’est pas conseillé de montrer vos états intérieurs à votre interlocuteur, à moins que celui-ci n’ai déjà suivi un cours de gestion des émotions et puisse vous comprendre !

Lorsque, dans une conversation, nous cherchons à tout prix à avoir raison, nous nous lançons dans un véritable combat qui mène vers la séparation et le malheur.

Avoir raison, défendre notre position, chercher à convaincre l’autre qu’il a tort, tout cela nous prend beaucoup d’énergie et nous met en guerre avec nos proches.

Nous sommes trop souvent persuadés que nous devons à tout prix montrer aux autres à quel point ils se trompent et devraient penser autrement, c’est à dire exactement comme nous !

Avez-vous remarqué que, lorsque vous montrez à quelqu’un qu’il se trompe, il est rarissime qu’il vous dise :« merci de m’avoir montré combien j’ai tort et combien tu as raison. Tu es vraiment formidable : »En règle générale, nous détestons être corrigé par autrui. Nous avons envie d’être écoutés et compris,soutenus et encouragés, appréciés et félicités mais nous n’aimons pas être critiqués, jugés, comparés à d’autres, étiquetés comme incapables ou sots, définitivement classé dans une catégorie ou une autre,condamnés par un juge qui n’a pas pris le temps de nous laisser nous expliquer.

C’est pourquoi nous recherchons la compagnie de ceux qui savent écouter sans juger alors que nous fuyons celle de ceux qui jugent sans écouter.

Il est précieux de s’entraîner à donner raison à l’autre, en mettant de côté son orgueil personnel et son besoin d’être reconnu pour s’ouvrir à l’idée toujours vraie que l’autre a bel et bien raison.. si l’on se met à sa place !

Lorsqu’on a pris soin de se dépolluer émotionnellement avant de rencontrer autrui, la rencontre peut cesser d’être une lutte où chacun veut tout l’espace pour être valorisé et compris. Elle devient un moment passionnant pour écouter et comprendre le point de vue de l’autre.

Dès que nous faisons dépendre notre bonheur du fait d’être compris par les autres, nous plongeons dans le malheur !
Lorsque nous sommes reliés à notre source intérieure, réceptifs à la voix de notre âme, nous sommes délivrés du besoin d’avoir raison et d’être compris à l’extérieur et pouvons nous intéresser à ceux que nous rencontrons pour les apprécier vraiment… comme notre âme nous apprécie !

Nous cessons de nous brancher sur des informations extérieures qui ne nous apportent que des misères pour écouter la « radio intérieure » qui nous guide vers la plénitude et la joie illimitée.

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