La douleur et la Sophrologie

La DOULEUR est un phénomène complexe, à la fois physiologique et psychologique.

DÉFINITION DE LA DOULEUR :

« expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée à une lésion tissulaire existante ou potentielle ou décrite en terme d’une telle lésion ».

  • Sensorielle : perception de la douleur (3 types de nocicepteurs : peau, articulation et os, organes viscéraux)
  • Émotionnelle (affective)
  • Cognitive (influence des expériences antérieures de l’interprétation donnée à la douleur)
  • Comportementale (ce que le patient dit de sa douleur ou encore ce qu’il en exprime de manière non verbale)

La douleur, quelle qu’en soit l’origine est tout à fait accessible aux méthodes sophrologiques, bien qu’on puisse également rencontrer des résistances à la guérison comme partout ailleurs quand la douleur masque un problème qu’on ne veut pas voir mis à jour.

CONTACTER SA DOULEUR EN SOPHROLOGIE

En sophrologie, nous apprenons à écouter notre douleur, à la décrire. Nous apprenons à la localiser : à quel endroit ? De quelle façon ? La notion de douleur est propre à chaque individu. On ne peut pas la mesurer de l’extérieur. Elle ne se voit pas de l’extérieur. Pour la mesurer, il existe des échelles d’auto-évaluation : par exemple, on nous propose de donner une note entre 0 et 10 pour évaluer notre douleur (0 : aucune douleur / 10 : douleur insoutenable).

La douleur, c’est des signaux qui sont en lien direct avec mon histoire, mes faiblesses, mon intégrité physique ; La douleur, c’est intime. Pas toujours facile d’en parler !

En sophrologie, nous mettons des mots sur notre douleur : « c’est comme si on serrait ma tête dans un étau », « c’est comme si on me transperçait le genou avec une aiguille», « j’ai une boule dure et noire au niveau de la gorge qui m’empêche de respirer ».

On utilise la sophrologie pour aider le patient à contrôler le désagrément et l’intensité de sa douleur. Les diverses techniques visent, entre autres, à détourner l’attention du patient en suggérant, par exemple, le remplacement de la douleur par une sensation plus agréable (engourdissement).

La pratique de la sophrologie permet de détourner la personne de ses sentiments négatifs (peurs, angoisses, souffrances…), en l’aidant à se concentrer sur des sensations positives (visualisation d’images positives, images de guérison).

La personne peut aussi porter son attention sur ses organes en bonne santé. Elle réalise que son corps n’est pas seulement source de douleur, mais qu’elle a aussi des ressources pour faire face à la maladie.
Les exercices de sophrologie vont permettre aux personnes de lâcher prise et d’oublier la douleur.

Valoriser le positif, s’en nourrir pour retrouver de l’énergie, activer ses ressources pour pouvoir s’occuper du négatif, ce que nous appelons en sophrologie « la réalité objective ». La douleur en envahissant tout, « cache » le positif.

En sophrologie nous accueillons ce qui est présent en nous : repérer les sensations douloureuses et les sensations agréables.

Un tel travail exige une importante implication de la part du patient et un thérapeute adéquatement formé.

Plus un patient investit de sa foi et de son énergie dans un traitement médical, plus il augmente ses chances de guérison. En sophrologie, plus il s’entraîne aux techniques plus il apprend à connaître son corps, à dénouer ses tensions et à prévenir ses maladies symptomatiques.

Il est nécessaire de prendre en compte le mal-être du patient, à travers son expression physique, physiologie et verbale.

Cette rééquilibration de l’individu dans son corps physique, affectif et mental, est donc l’objectif d’une démarche fondée sur l’écoute et l’ouverture, dans le respect de la différence.

COMMENT APAISER LA DOULEUR ET LIBÉRER L’ÉNERGIE

La douleur peut déclencher un état de stress, avec la présence de tensions corporelles et une respiration thoracique bloquée qui vont accentuer la sensation de douleur. Cette dernière va amplifier la charge de stress… Nous entrons alors dans cette spirale infernale stress-douleur-stress.

En diminuant la douleur, on agit sur notre charge de stress. En baissant la surcharge de stress, on permet au corps de récupérer et de retrouver de l’énergie. L’énergie bloquée par la douleur peut dont être libérée. Le corps récupère.

Le principe général n’est pas d’éliminer la douleur, ce qui ne ferait que renforcer son importance, mais bien au contraire de travailler sur la manière dont le sujet vit cette douleur, la sensation de la douleur.

La pratique de certains exercices de sophrologie permet de diminuer ces phénomènes grâce à plusieurs effets :

Il s’agit de changer la perception du corps et activer les ressources entre autres en :

  • Pratiquant la détente musculaire : diminution des spasmes et des tensions
  • Respirant : meilleure oxygénation des cellules.
  • Établissant une nouvelle relation avec son corps,
  • Sentant son corps autrement qu’à travers la douleur,
  • Apportant une détente mentale et diminution de la pathologie douloureuse,
  • Favorisant une attitude plus objective,

Ainsi le vécu de la douleur change, les angoisses s’estompent

La pratique de la sophrologie quotidiennement permet également :

  • De lutter contre le découragement en invitant la personne à être actrice de sa prise en charge, ce qui lui permet de ne plus subir les soins mais de les accompagner.
  • D’aider mentalement à augmenter l’efficacité d’un traitement.
  • De diminuer le stress donc les phénomènes associés tels la tension, les pulsations cardiaques, le taux d’adrénaline, le mauvais sommeil, l’anxiété et l’angoisse.
  • D’augmenter la confiance en soi et le sentiment de sécurité.

La sophrologie aide ainsi à améliorer la qualité de vie des personnes atteintes de douleur chronique.

LES DIFFÉRENTES TECHNIQUES EN SOPHROLOGIE

Il va sans dire que ces protocoles ne peuvent s’appliquer qu’en dehors des contre-indications de la sophrologie, en particulier des troubles psychiatriques graves.

Il va de soi que si un problème physiologique existe (lésion organique, osseuse, etc…), on ne pourra le supprimer. Il serait d’ailleurs extrêmement dangereux de supprimer une douleur avant d’en avoir identifié la cause et pris les mesures appropriées au traitement de celle-ci. Car supprimer le signal d’alarme ne veut pas dire guérir. Lorsque la cause est identifiée et en cours de traitement ou lorsque les examens n’ont révélé aucune pathologie particulière, on peut alors agir sur tout ce qui augmente la sensation douloureuse.

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